Sandro Della Noce


« L’homme est un animal géométrique « , affirment Ozenfant et Jeanneret. L’homme comme animal géométrique est un paradoxe parfaitement applicable à Sandro Della Noce. Nous imaginons chez l’animal un instinct jamais entravé, une invention pour la survie toujours renouvelée alors que la géométrie ordonne notre espace, selon des lois et ne déroge jamais aux principes.
Dans les sculptures de Sandro, l’animal dans sa puissance rencontre l’arpenteur géomètre, l’épure métallique croise la griffe. (…) Ses sculptures sont construites avec des plans et des droites. Les droites ne fuient pas vers un horizon, ne se prolongent pas à l’infini mais se tordent et forment des angles qui ferment des espaces, délimitent des cadres, dessinent des signes. (…) Dans la sculpture de Sandro Della Noce, la fiche descriptive des matériaux devient une fiche sélective des métaphores et dans cette fiche particulièrement sont contenus les attentes et nécessités artistiques propres à son travail. Une géométrie de la voltige, un bras inflexible et le crissement du vécu comme celui de la craie sur le tableau noir.

Extrait de «La joie sèche», Anita Molinero, Juillet 2009

Sandro Della Noce expose chez Vanadia et Togu