

Mon travail est silencieux, discret, parfois à la frontière du visible, j’essaie d’utiliser la notion de « manque» pour construire des espaces, ouverts, de projection, des espaces de divagation, de dispersion, à la fois géographiques et temporels où je ne finis pas toujours ce que j’ai commencé.
Mes travaux apparaissent parfois différemment suivant les instants et l’intervention du spectateur, en fonction du hasard ou de la météo. Je pratique le dessin presque quotidiennement avec un intérêt particulier pour ce qui représente la lenteur, l’attente, le vide ou l’absence.
À travers des processus et des matériaux très simples, mon travail interroge aussi les modes et les systèmes de communications invisibles générés par les nouvelles technologies, sur la circulation des images et l’effacement de leurs supports matériels. Comment décrypter la multitude et la surexposition des informations noyées dans ce flux et comment la pratique du dessin, de la peinture et de la sculpture me permet d’interroger à la fois cette surproduction et sa dématérialisation.
Emmanuel Regent expose chez Intramuros et Bang & Olufsen